Note sur le secteur des assurances au Maroc

20 h 27 min | publié dans : Blog

Note sur le secteur des Assurances au Maroc

 

Mise à jour : mai2012

Source : Adel Events Consulting

 

 

Sommaire

I.       Taille du secteur

II.      Le dispositif réglementaire se peaufine

III.    Le contrat programme

IV.    Sources

V.     Atouts du Maroc

 

 

I.       Taille du secteur

 

Les compagnies d’assurances ont émis 24 milliards de dirhams (+/- 2,1  milliards d’euros) de primes en 2011, en hausse de 9,2%.

L’activité a progressé deux fois plus vite qu’en 2010.

Une performance attribuable principalement à la reprise de la branche vie.

Le chiffre d’affaires atteint sur ce segment a atteint 7,7 milliards de dirhams (+/- 700 millions d’euros), soit une progression de 16% contre une baisse de 1% une année plus tôt.

Les primes émises par la branche non-vie, elles, ont progressé de 6,3 % d’une année à l’autre à 16,1 milliards de dirhams (+/- 1,4 milliards d’euros).

Les placements en actions des compagnies d’assurances marocaines portent sur 68 % de leurs actifs.

C’est la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale (DAPS) qui est chargée de la réglementation et du contrôle de l’activité des organismes d’assurances, de la réassurance et de capitalisation. Elle surveille le placement des fonds recueillis par ces organismes et contrôle leur gestion technique et financière. Elle veille au respect des

 

droits des assurés et bénéficiaires de contrats d’assurances. Elle participe à l’élaboration de la réglementation et au contrôle des organismes de prévoyance sociale.

 

II.      Le dispositif réglementaire se peaufine

 

Le secteur se prépare graduellement aux pratiques internationales. Des nouvelles mesures devraient être intégrées dans le prochain code des assurances : il s’agit notamment de l’institution des fonctions de risk management, actuariel ainsi que la gestion actif/passif (ALM).

Depuis 2009, les compagnies doivent préparer chaque année un rapport de solvabilité. Les managers ainsi que les administrateurs adoptent une démarche d’amélioration continue de la solvabilité et de la sécurité des opérations.

Globalement, la profession qui se base notamment sur les règles de Solvency II ne veut pas s’inspirer uniquement du référentiel européen. Selon Monsieur Bachir BADDOU, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR) : « L’avenir du marché de l’assurance est dans la convergence, mais pas nécessairement vers Solvabilité II ».

 

III.     Le contrat programme

 

Un contrat programme a été signé entre les autorités et le secteur des assurances au Maroc.

Il contient des objectifs ambitieux : 200 milliards de DH (+/- 18,1 milliards d’euros) à placer sur le marché, 9 milliards (+/-818 millions d’euros) d’impôts à payer, 20 à 25 milliards (+/- 1,8 à 2,3 milliards d’euros) de prestations services. L’obligation de garantie sera étendue à plusieurs domaines, comme l’habitation, les établissements scolaires recevant du public et les professions réglementées.

Le nouveau cadre de partenariat avec l’Etat est bâti sur cinq piliers que sont l’extension de la protection des populations et des biens, l’amélioration de la qualité des prestations et des services, une plus grande contribution au financement de l’économie, le renforcement de la présence du secteur à l’étranger et la consolidation des fondamentaux financiers des compagnies. La Société centrale de réassurance (SCR) est ainsi confrontée au défi de collecter 400 MDH de primes supplémentaires en dehors des frontières. En termes chiffrés, les deux parties ont effectivement placé la barre très haute. D’ici à la fin 2015, 90% de la population assujettie à l’assurance maladie obligatoire (Amo) et 50% de celle qui est assujettie à l’assurance maladie des indépendants (AMI) doivent être couverts. L’objectif du contrat programme est aussi de préserver 10 000 vies, dont 8 000 contre les accidents de travail et 2 400 contre les

 

accidents de la route. Pour y arriver, la coopération avec la police et la gendarmerie sera renforcée, de même que les campagnes de sensibilisation et de prévention. Le secteur est aussi appelé à créer 5 000 emplois directs et 50 000 indirects, assurer une contribution de 9 milliards de DH aux recettes fiscales en 2015, placer 200 milliards sur le marché financier, contre 102 milliards en 2010, et contribuer à hauteur de 23 milliards au financement des PME-PMI. Pour les assurés, les prestations versées devraient être portées entre 20 et 25 milliards de DH au lieu de 16 milliards en 2010, et les délais de traitement des dossiers seront raccourcis.

 

IV.      Sources

 

-        L’Economiste du 6 avril 2012 (quotidien marocain)

-        http://www.lavieeco.com

-        http://www.finances.gov.ma

-        FEDERATION MAROCAINE DES SOCIETES D’ASSURANCES ET DE REASSURANCE (FMSAR) http://www.fmsar.org.ma

 

V.       Atouts du Maroc

 

Outre les mesures stratégiques adoptées pour renforcer l’attractivité de la destination Maroc, le Royaume dispose d’atouts structurels, favorables à l’émergence d’un tissu industriel dynamique et compétitif :

  • Proximité géographique (3h d’avion)
  • Stabilité politique dans un environnement démocratique et apaisé
  • Culture d’ouverture et de tolérance
  • Performance économique récente favorable
  • Croissance solide basée sur des fondamentaux sains
  • Accès à un marché d’un milliard de consommateurs
  • Main d’œuvre qualifiée, aux coûts compétitifs

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