Le secteur de la logistique au Maroc

9 h 28 min | publié dans : Blog

Mise à jour : novembre 2012
Source principale : Stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique, Ministère de l’équipement et des transports, Royaume du Maroc – Synthèse de la stratégie et du contrat programme 2010-2015. (avril 2010)
Mise à jour : novembre 2012
Source principale : Stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique, Ministère de l’équipement et des transports, Royaume du Maroc – Synthèse de la stratégie et du contrat programme 2010-2015. (avril 2010)

Introduction générale
C’est dans les pays émergents et en développement que le PIB progressera de manière importante avec une moyenne de 6% contre 2,5% pour les pays avancés (source FMI citée par www.lavieeco.com).
L’économie marocaine offre des perspectives intéressantes dans un contexte général tendu, et spécialement en Europe, dans l’eurozone, et en Belgique en particulier.
Avec plus de 32 millions de consommateurs, ses relations privilégiées avec l’Union européenne, ses infrastructures de développement, sa politique en faveur des investissements, avec des zones franches et une main d’œuvre « flexible », le Royaume du Maroc mérite assurément une attention spéciale.
Bon nombre d’entrepreneurs belges cherchent certainement de nouveaux horizons et, indiscutablement, se tourner vers la Méditerranée peut être un chemin intéressant.
Le Maroc, en particulier, où l’on parle couramment le français, se positionne comme un véritable « hub » pour une approche du continent africain ; il suffit pour s’en convaincre de prendre en considération les investissements réalisés par les banques marocaines en Afrique subsaharienne et le projet de Casa Finance City (http://www.casablancafinancecity.com/ ) qui se veut une place boursière de référence sur le continent africain à trois heures de la Belgique (il existe des vols quotidiens au départ de Bruxelles et de Charleroi).
L’Union européenne et le Royaume confirment l’existence d’un partenariat stratégique pour les entreprises.
A l’occasion du Forum des affaires Union européenne-Maroc récemment organisé à Casablanca, une délégation d’industriels européens, emmenée par Monsieur TAJANI, Vice-Président de la Commission européenne, a pu entendre, à leur tour, le Ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies et la Présidente de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines, dire l’évolution positive du climat des affaires au Maroc et le gisement des opportunités qui y existe.

Dans ce cadre, le Vice-Président de la Commission européenne a déclaré le 26 novembre 2012:
« Cette rencontre est une grande preuve de notre volonté à élargir les relations entre le Maroc et l’Europe ainsi que renforcer la situation des entreprises européennes au Maroc ».

Introduction sur le secteur de la logistique au Maroc
Le potentiel d’amélioration de la compétitivité de l’économie du Maroc, à l’export et à l’import comme en interne, est orienté par le Gouvernement marocain par le biais d’une logistique performante réorganisant et optimisant les différents flux de marchandises.
Aujourd’hui, la performance du secteur dans son ensemble reste à un stade intermédiaire, caractéristique des pays émergents, avec un fort potentiel de développement, une offre de services logistiques encore variable en termes de coût, de qualité, et de délai, une demande des opérateurs en moyenne peu sophistiquée, et un manque d’infrastructures spécialisées sur certains flux.
Pour répondre à ces éléments, le Maroc développe une stratégie déclinée en 5 axes.
1. Le développement des zones logistiques multi-flux (ZLMF).
2. Optimisation et massification des flux de marchandises.
3. Mise à niveau et incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés et performants.
4. Développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique.
5. Mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur et de mesures de régulation adaptées.

Stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique au Maroc
Les objectifs
 Une gestion optimisée, sécurisée et massifiée des flux de marchandises (coûts logistiques à l’import/export et dans les réseaux de distribution interne).
 Emergence d’un secteur logistique compétitif avec des acteurs logistiques intégrés et des plateformes de services performants considérées comme de véritables centres de concentration et de création de valeur ajoutée logistique (+ 3 à 5 points du PIB à l’horizon 2015 en impact direct représentant une valeur ajoutée additionnelle de 15 à 20 milliards de dirhams , soit + 0.5 à 0.7 point de PIB par an) .
 Contribution du secteur logistique au développement durable du pays, à travers la réduction des nuisances (baisse du nombre de tonnes/kilomètres de 30% à l’horizon 2015, réduction des émissions CO2 de 35% à l’horizon 2015, décongestion des routes et des villes).

Axe 1 : Le développement des ZLMF.
Le développement des ZLMF consiste en des zones d’activité logistique regroupant un ou plusieurs types de plateformes :
• plateformes conteneurs,
• plateformes de distribution et de sous-traitance logistique,
• plateformes d’agro-commercialisation,
• plateformes de matériaux de construction,
• plateformes céréalières.

A titre d’exemple, pour ce qui concerne les plateformes containeurs, les projections des besoins fonciers sont éclairantes.

Villes Besoins en fonciers à l’horizon 2015 en ha Besoins en fonciers à l’horizon 2030 en ha
Casablanca 130 200
Tanger 50 100

Toutes villes confondues 250 405

Concernant les plateformes de distribution et de sous-traitance logistique, le réseau de plateformes spécialisées et une offre d’immobilier logistique seront développés au profit de la grande distribution, des opérateurs industriels et commerciaux.

Axe 2 : Optimisation et massification des flux de marchandises.
Avec un volume annuel d’environ 20 à 25 millions de tonnes et de 3,5 milliards de tonnes-km, les flux de distribution représentent un enjeu majeur. Ils ont un impact direct en termes de pouvoir d’achat et de qualité pour le consommateur, mais aussi en termes d’environnement vu l’utilisation intensive du camion contribuant à la congestion urbaine.
Les flux de distribution domestique sont caractérisés par un réseau de points de vente encore traditionnel et très granulaire, avec près de 200.000 points de ventes dont 80.000 épiceries, avec néanmoins la montée en charge de la distribution moderne (hypermarchés). De ce fait la distribution des principaux flux domestiques est aujourd’hui peu optimisée en raison notamment de l’insuffisance ou l’inadéquation des espaces pour le stockage intermédiaire à proximité des bassins de consommation.
Dans ce contexte, il est prévu : la mise en place d’un réseau de plateformes de services logistiques de type « distribution et sous-traitance logistique » sur une superficie de 720 ha à l’horizon 2015 et 1338 ha à l’horizon 2030 ; ces plateformes seront développées dans les grandes agglomérations urbaines et à proximité des plateformes conteneurs à travers la mise en place de 10 à 20 plateformes à proximité des bassins de consommation ; le déplacement des entrepôts des centres villes vers les nouvelles plateformes de « distribution et sous-traitance logistique », la promotion des plateformes « distribution et sous-traitance logistique » au niveau national et international.

Quelques autres mesures envisagées :
- l’optimisation du circuit de collecte des céréales à travers la mutualisation des tournées de distribution des intrants et des tournées de collecte des récoltes,
- l’amélioration des capacités de stockage des hydrocarbures pour répondre à la demande qui évoluera de 8 à 13 millions de tonnes à l’horizon 2020 et maintenir le respect du minimum légal d’une réserve obligatoire de 45 jours (révision des dimensions des centres de stockage primaire et construction de nouveaux centres pour passer de 12 centres actuellement à 15-20 centres à l’horizon 2020),
- le développement, au sein des agropoles, de plateformes de services logistiques destinées aux produits agricoles provenant des bassins de production,
- pour les produits agricole d’exportation, la logistique liée aux chaînes du froid sera développée au niveau de l’ensemble des maillons entre la production, l’entreposage jusqu’à la livraison en passant par le transport routier et maritime et le transit portuaire,
- la mise en place d’un réseau de plateformes spécialisées dans les activités liées aux matériaux de construction positionnées de manière ciblée sur le territoire national, à proximité des foyers de croissance urbaine ;
Le textile présente un enjeu majeur, avec 33% des exportations du secteur industriel marocain.
Provenant d’un tissu d’acteurs très fragmenté de près de 2000 PME, ces exportations transitent essentiellement par Casablanca et Tanger, et sont destinées principalement à la France, l’Espagne et le Royaume-Uni.
Le secteur de l’artisanat présente également un enjeu important en termes d’exportations, notamment avec la mise en œuvre du plan « Artisanat 2015 » destiné à soutenir 320.000 artisans.
En vue de l’accompagnement de l’accroissement de la compétitivité des exportations marocaines de textile et d’artisanat en termes de coûts et de délais, la nouvelle stratégie logistique prévoit, entre autres mesures, le développement de plateformes logistique de distribution et de sous-traitance dédiées au textile et à l’artisanat spécialisées dans le groupage des exportations et de l’approvisionnement et le stockage des matières premières, ainsi que la distribution sur le marché national (franchises internationales, acteurs de la distribution locale).
En ce qui concerne les biens industriels, une mesure prévoit le soutien au développement de logisticiens de type « intégrateurs de services logistiques – freight forwarders » et à l’amélioration de la fréquence de groupage vers l’Europe.
Des mesures transversales seront également prises et elles viseront notamment la mise à niveau du parc TIR notamment à travers la prime de renouvellement du parc camion et la facilitation de l’accès au financement.

Axe 3 : Mise à niveau et incitation à l’émergence d’acteurs logistiques intégrés et performants.

En vue d’attirer les investisseurs dans le secteur de la logistique et favoriser l’émergence d’opérateurs nationaux et internationaux intégrés, il est prévu de :
- élaborer et instaurer un système de classification et qualification des acteurs logistiques intégrés (système de labellisation),
- faciliter et mettre en place une réglementation transparente pour l’accès au foncier réservé aux activités logistiques (ZLMF),
- instaurer un cadre incitatif facilitant l’entrée sur le marché local des entreprises opérant dans le secteur de la logistique destiné aux tiers,
- inciter les opérateurs économiques à recourir, pour leurs besoins logistiques, aux prestataires organisés et à externaliser leurs activités logistiques notamment à travers l’organisation de rencontres de dissémination des meilleures pratiques,
- fédérer le secteur privé pour l’adhésion aux différents systèmes de labellisation du secteur mis en place par le gouvernement.

Axe 4 : Développement des compétences à travers un plan national de formation dans les métiers de la logistique.
Partant de l’importance de la disponibilité des compétences pour accompagner le développement du secteur et renforcer sa capacité d’attraction des investissements, la composante ressources humaines est l’un des principaux axes de la nouvelle stratégie.
A cet égard, des opérateurs de la formation pourraient trouver des opportunités dans le cadre de l’exécution du plan de formation.

Axe 5 : Mise en place d’un cadre de gouvernance du secteur et de mesures de régulation adaptées.
Une structure de gestion, l’ « Agence marocaine de Développement de la Logistique » vient d’être mise en place (novembre 2012) ; son rôle essentiel est la coordination et la syndication au niveau national des différents acteurs de la compétitivité logistique autour de projets spécifiques. Cette agence est le bras armé du gouvernement pour la mise en œuvre de la stratégie logistique du Royaume.

Le secteur de la logistique en Belgique
La Belgique est le pays par excellence pour l’installation d’une base logistique, un quartier général ou un centre de distribution sur le continent européen. Grâce à son infrastructure, aux compétences offertes et aux opportunités en matière d’IT, le pays constitue en effet l’environnement idéal pour conquérir le marché européen. La situation centrale de la Belgique au cœur de l’Europe, à la frontière entre les pays de l’Europe du Nord et les régions méditerranéennes, constitue une des raisons principales pour y établir le siège de son entreprise. Des villes comme Paris, Londres, Amsterdam et Francfort se situent à moins de 300 km. En train, ces villes sont respectivement à 1h20, 1h51, 1h53 et 3h22. Le réseau de communications particulièrement bien développé, que ce soit par route, par voies navigables, par rail ou par avion, assure un transport rapide et efficace des marchandises et des passagers.
Les ports maritimes belges, dont celui d’Anvers (deuxième port européen et quatrième port mondial), constituent un autre atout non négligeable. Depuis 2005, le transport de containers connaît un essor considérable en Belgique. Les ports maritimes ou fluviaux, les centres logistiques et de distribution profitent de cette tendance et se développent à vive allure.
(http://business.belgium.be)

Le pôle logistique en Région wallonne
« Logistics in Wallonia » est le Pôle de compétitivité wallon pour le secteur du Transport & Logistique.
Son objectif est le développement des activités de transport et de logistique en Wallonie en menant des actions de soutien à l’innovation, de mise en réseau des acteurs du secteur et de promotion en collaboration avec l’AWEX.
Pour réaliser son objectif, Logistics in Wallonia s’appuie sur un réseau de plus de 240 membres venant de secteurs différents : des entreprises industrielles, des prestataires de services logistiques, des gestionnaires d’infrastructures ainsi que des organismes et institutions de recherche et de formation.
Ses activités sont nombreuses et variées afin d’offrir à ses membres des lieux de rencontre, d’échanges, de partage d’expériences et de savoirs entre les acteurs du secteur Transport & Logistique.
(http://www.logisticsinwallonia.be)

Contact :
CONSULTING
consulting@adelevents.com


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